CARTE POSTALE DU FUTUR - ENS du Marais de la Rosières - ONF & Commune de Mirebeau/Beze
Quel est le climat qui règne qui sur votre aire protégée (températures, précipitations, etc.) ?
En 2050, le climat du Marais de la Rosière s'est nettement réchauffé. Les températures moyennes ont augmenté d’environ +2°C à +2,5°C par rapport au début du siècle. Les hivers plus doux entraînent une reprise précoce de la végétation, fréquemment ralentie voire anéantie par des gelées tardives. Les étés sont plus longs et plus secs, avec des vagues de chaleur fréquentes et intenses. Les précipitations sont devenues plus irrégulières : des épisodes de fortes pluies concentrées sur de courtes périodes provoquant des inondations soudaines et temporaires alternent avec des périodes de sécheresse prolongée, affectant le régime hydrologique du marais.
- Quel est le patrimoine naturel présent ? Quelles espèces/habitats ont disparu ? Et quelles nouvelles espèces/habitats sont arrivé(e)s ?
Le marais a subi d’importantes transformations écologiques. Plusieurs espèces dépendantes de la présence de plans d’eau comme les amphibiens ou encore certaines plantes hygrophiles ont disparu ou se sont fortement raréfiées. Les boisements alluviaux se maintiennent grâce au seuil placé sur la Bèze en aval du marais qui maintient un engorgement suffisant des sols. On note aussi une progression des espèces exotiques envahissantes aquatiques comme la jussie.
- Quelles sont les activités humaines qui se déroulent dans et autour l’aire protégée ? quelles pressions exercent-elles sur le patrimoine naturel ?
En 2050, les activités humaines autour du marais ont évolué. L’étalement urbain s’est arrêté en raison de la raréfaction de la ressource en eau potable. La fréquentation touristique a augmenté, en partie motivée par une recherche de fraîcheur et de nature. La population locale est plus sensible aux enjeux climatiques et à la ressource en eau. En raison de la répétition des crues, les zones d’expansion ont été ré-affectées à des usages agricoles extensifs. Les champs cultivés ont laissé place aux prairies et à la ripisylve. Les efforts des agriculteurs se sont accrus pour réduire les apports azotés dans le périmètre éloigné du captage du Creux de Vau. Une demande croissante existe pour des usages récréatifs « doux » en lien avec le besoin des habitants de se reconnecter à la nature et de profiter de cet espace de fraicheur.
- Et vous, en tant que gestionnaire, que faites-vous et que vous voulez vous pour votre site ?
La gestion s’est fortement adaptée aux nouvelles conditions avec pour objectifs de maintenir un boisement humide servant à la fois de refuge pour des espèces et d’ilot de fraicheur lors des épisodes de canicules. Le périmètre a été étendu au nord de la voie ferrée afin d’améliorer des fonctions d’épuration de l’eau et de refuge de biodiversité. Afin d’assurer une plus grande résilience de ce milieu humide, en grande partie liée à la présence du seuil n°B5 sur la Bèze, la gestion de l’ENS est intégrée au contrat du Syndicat de bassin Vingeanne Bèze Albane (SBVBA). Celui-ci prévoit des aménagements pour la restauration de la continuité écologique (piscicole et sédimentaire) des 11 ouvrages répertoriés sur la Bèze. Des actions sont menées en ce sens pour atteindre une gestion hydrologique optimisée (restauration du fontenis, suivi de la nappe). La lutte contre les espèces exotiques envahissantes ayant montré ses limites, les actions sont principalement dirigées vers une diversification des habitats pour favoriser la résilience de ce site. La gestion se veut plus participative en incluant les agriculteurs se trouvant en périphérie ou en amont du site et les habitant de la commune, en lien avec le SBVBA.
- De quels partenaires est composée la gouvernance (nouvelles implications, nouveaux outils reconnaissance/label... ou sortie de certains partenaires) et quelle portée/ rayonnement a le site sur le territoire ?
La composition du comité de gestion inclut le SBVBA et la gouvernance inclue des agriculteurs riverains et un représentant des habitants de la commune.
Il y a eu une mutualisation de gestion avec le site de la frayère de Mirebeau-sur-Bèze.
Ce site a été pris en compte dans le Plan de Gestion Stratégique des Milieux Humides par le syndicat Bèze, Albane, Vingeanne (SBVBA) ce qui a permis d'avoir une gestion plus globale à l'échelle du bassin de la Bèze et des sites se trouvant en proximité directe.
- 1. Présentation du groupe
- 2. Liste des ressources du groupe
- 3. Liste des études pré-existantes recensées
- 4. Liste des objets d'analyse
- 5. Webinaire du 25 juin 2024
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